Yann Marussich

Né en 1966 à Genève de père architecte italo-albanais né en Dalmatie (Croatie italienne) et de mère française, Yann Marussich fête cette année 20 ans d’un parcours artistique qui se confond avec l’histoire de la danse à Genève et l’émergence, en Europe, de nouvelles formes de représentations, comme la non-danse.

Yann MarussichYann Marussich s’initie à la gymnastique avant de se former à la danse classique et moderne avec Françoise Vallanzasca. À 17 ans, il est engagé par le chorégraphe Johnny Ludecher, ex-danseur du Ballet de l’Opéra de Lyon et ancien élève de Serge Lifar. À 19 ans, il rallie Paris et rencontre Elinor Ambasch, chorégraphe et co-fondatrice avec Maguy Marin du Ballet Théâtre de l’Arche puis, seule, de la compagnie Vocalise Danse Théâtre avec qui il créé Lune Faucon et Mémoire Golem.

Quatre ans plus tard, il devient champion de France de Viet Vo Dao à une époque où les chorégraphes contemporains s’intéressent à d’autres formes de techniques corporelles pour enrichir leur approche de la danse. La même année, il rencontre Dominique Petit, ancien danseur de Carolyn Carlson au GRTOP, qui l’engage pour créer Les Tournesols, une pièce culte de la nouvelle danse française.

De retour à Genève au début des années 90, il danse pour Noémie Lapzeson et crée sa première grande pièce : Une certaine Ophélie, pour 26 personnes dans le cadre du Festival de La Bâtie. En 1993, il fonde l’ADC Studio au Théâtre du Grutli où il commence une intense activié de programmation qu’il poursuivra ensuite en devenant directeur du Théâtre de l’Usine. Entre-temps, il créé des solos, des duos et de nombreuses pièces, tout en développant une activité de performeur dans le milieu underground et punk.

En 1996, à 30 ans, Yann Marussich signe ses « adieux à la danse » lors d’une pièce testament intitulée Cœur Affamé. De 1998 à 2001, Yann Marussich crée Haikus urbains, Il faut manger les restes, Je ne recommencerai plus et Dolmus qui sont des pièces de danse vécues comme une transition pour l’artiste vers la performance, pratique à laquelle il se consacre exclusivement depuis.

En 2001, Yann Marussich crée Bleu Provisoire, première pièce « manifeste » sur l’immobilité qui aboutira, en 2007, à Bleu Remix. Ses créations, principalement des performances solos (Rideau!, Crash, Hyphos, Glassed, L’Arbre aux clous, L’oeuf du serpent, Bain Brisé, Ex-Pression, Brisures, Nuit de Verre, Soif, Blessure, Traversée, Autoportrait dans une fourmilière, Morsures…) ont été présentées dans de nombreux lieux et festivals en Suisse et dans le monde.

Il est le seul performeur Suisse a avoir reçu un prix (2008) lors du prestigieux Festival Ars Electronica (Autriche). Prix qui récompense alors une toute nouvelle catégorie de l’art performatif : l’Hybrid Art.

Yann Marussich a été artiste associé au Théâtre du Grütli pour la saison 2010-2011. Depuis 2011, il est conventionné par le Département de la culture et le Fonds d’Art Contemporain (FMAC) de la Ville de Genève et tourne de partout en Europe, en Inde, en Russie, en Afrique du Sud, aux USA, en Amérique du Sud et bientôt en Asie…

Du 16 décembre 2015 au 9 janvier 2016, il fête 20 ans d’immobilité poétique, politique et esthétique lors d’une exposition performative intitulée Experience of Immobility, 20 years of Performance Acts, au cours de laquelle l’artiste genevois va activer, une à une, les pièces marquantes de son répertoire.

yannmarussich.ch

 

Publicités